À propos du monastère

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Qui nous sommes

On dit qu’une image vaut mille mots, moi je te dirais qu’une visite vaut mille images, alors la meilleure façon de savoir ce qui se passe à l’Abbaye Val Notre-Dame, c’est encore de venir voir! Mais un peu de sérieux. Tu as un horaire bien rempli et tu voudrais un petit résumé de notre genre de vie? 

Pour en savoir plus

Si tu désires en savoir plus, ou tout simplement nous contacter, tu peux nous écrire à l’adresse suivante :

Silence

La vie à notre époque a tendance à être bruyante. Parfois, on se demande comment se créer des espaces de silence, ne serait-ce que pour s’entendre penser un peu… Ici, au cœur de la forêt, on arrive à entendre le silence! Et même si personnellement il y a toujours moyen de le fuir, en communauté on s’entraide à le conserver. Au début c’est épeurant, mais rapidement on ne peut plus s’en passer.

Équilibre

Notre vie de moines tend vers l’équilibre. C’est plutôt un objectif auquel on aspire qu’une réalisation que l’on conserve! Mais depuis environ 900 ans, on a développé une bonne formule. Un peu de travail, un peu de prière, de la nourriture saine, un horaire bien réglé, de la lecture, des temps libres qu’on peut employer au sport, à l’art, ou à d’autres passions, le tout vécu dans un climat de respect fraternel et de calme.

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Nature

Y a-t-il quelque chose qui recharge les batteries comme une marche en forêt? Ici la forêt, elle est partout, même dans l’Abbaye. On a conservé un espace de végétation au centre du complexe, qui s’appelle le préau. Partout, il y a des grandes vitrines qui donnent l’impression de vivre dehors, les cellules ont des petits balcons qui donnent sur la forêt, les toitures sont recouvertes d’herbe! Dans nos temps libres, on peut se promener dans les sentiers, gravir le mont saint-Joseph, marcher au bord de la rivière l’Assomption… On a grand de terrain, et ça reflète bien l’espace de liberté intérieure qui finit par se creuser en nous à force de vivre ici.

Vie fraternelle

Bien que chaque moine doive apprendre à vivre sa solitude, la fraternité est omniprésente. On converge toujours les uns vers les autres, soit pour les temps de prière chantée, soit pour les repas, soit pour le travail, sans compter les fois où l’on se croise dans les corridors, à la bibliothèque, en accompagnement, ou dans les rencontres communautaires… L’Abbaye c’est comme une grande maison familiale, dans laquelle on s’entraide à retrouver notre enfant intérieur, et à lui redonner toute sa liberté!

Vie Spirituelle

Dieu c’est comme le soleil, il y a toujours moyen de fermer les rideaux pour ne pas le voir, mais si tu as vu nos photos, tu auras compris que la lumière, on préfère baigner dedans que l’empêcher d’entrer! Dans un climat de silence et de clarté, on apprend à voir le meilleur dans nos frères, puis en nous aussi. Mais à chaque fois qu’on pense avoir réussi à attraper Dieu, on ouvre les mains pour voir qu’elles sont vides, et lui il nous attend ailleurs, pour nous aider à continuer à avancer, à accéder au meilleur de nous-mêmes… Nous les moines, on a tous un jour senti un amour immense qui nous appelait à venir le chercher ici, dans le silence. Si tu trouves que tout ça ressemble à de la folie, c’est bien normal, mais c’est la plus belle folie du monde! 

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Si vous désirez en savoir plus sur notre Ordre, vous pouvez visiter le site officiel de l’OCSO.

Histoire et évolution de la vie monastique à l’Abbaye Val Notre-Dame

La vie monastique telle que vécue à l’Abbaye Val Notre-Dame de Saint-Jean-de-Matha depuis mars 2009, s’origine dans la Règle bénédictine. Cette petite Règle pour débutant, comme la nomme son auteur, fut écrite au VIe siècle par Benoît de Nursie, le père des moines d’Occident.

Longtemps appliquée dans les monastères d’Europe aux côtés d’autres règles monastiques, elle devient la seule en vigueur dans tous les monastères à partir du IXe siècle. C’est à Cluny, grand monastère bénédictin de France au Xe siècle, qu’elle atteint son apogée. En 1098, 21 moines du monastère bénédictin de Molesmes voulant vivre la Règle de plus près et dans une plus grande solitude, se retirent dans les contrées sauvages de Cîteaux. D’où la naissance de l’Ordre cistercien, avec les saints Robert, Albéric et Étienne, auxquels viendra se joindre le plus populaire saint Bernard de Clairvaux.

Au XVIIe siècle, suite aux aléas de l’histoire, l’Ordre cistercien s’est passablement éloigné de l’observance intégrale de la Règle de saint Benoît. Apparaît alors une autre grande figure monastique: Armand Jean de Rancé, l’Abbé tempête comme on la dénommé, le réformateur du monastère de La Trappe en France. De cette réforme sont sortis ceux et celles qu’on appelle les Trappistes.

En 1881, faisant face à des menaces d’expulsion d’un gouvernement anti-religieux, les moines trappistes du monastère de Bellefontaine, toujours en France, font une fondation au Canada, à Oka. Connu sous le nom de La Trappe d’Oka, ce monastère atteindra son apogée dans les années 1950 avec un total de 177 moines et deviendra célèbre grâce à son fameux fromage: le fromage d’Oka.

En 2002, la communauté comptant à peine une trentaine de moines, les locaux étant devenus trop grands et l’environnement assez bruyant, les moines optent pour un transfert. La région de Lanaudière est choisie et les moines viennent s’établir au Val Notre-Dame au pied de la Montagne-Coupée. C’est dans ce cadre enchanteur et dans un monastère lumineux aux lignes sobres et avant-gardistes qu’ils continuent à chercher Dieu toujours sous la conduite de la Règle de saint Benoît.